3e mandat d’Alassane Ouattara : "Il faut qu’on respecte ce qu’on écrit" (Laurent Gbagbo)

 

Après neuf ans de silence, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo s'est exprimé  jeudi à Bruxelles, en indiquant  qu’"il faut qu’on respecte ce qu’on écrit", suite au projet d’Alassane Ouattara de briguer un  3e mandat, dans une interview accordée à TV5 monde.

"Pourquoi on veut faire un troisième mandat ? Il faut qu'on respecte ce qu'on écrit. Il faut qu'on respecte ce qu'on dit", a déclaré M. Gbagbo parlant de la constitution.

Depuis l’annonce de la candidature du président sortant Alassane Ouattara  pour briguer un 3e mandat, l’opposition a organisé des manifestations "pacifique aux mains nues" pour contester cette décision jugée d’"anticonstitutionnelle" et d’"illégale". Déterminée "à aller jusqu’au bout", la plateforme de l’opposition a lancé l’appel à la "désobéissance civile" qui "vise à empêcher le processus électoral" pour protester contre "le 1er mandat de la 3e République".

Le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), a souligné que "le nombre de mandat est limité à deux" selon la constitution du pays.

Affirmant être du "côté de l’opposition", l’homme d’Etat a par ailleurs invité à la discussion, à la négociation pour trouver un consensus avant la présidentielle.

Selon lui, il est encore "temps de se parler", prévenant que "ce qui nous attend après le 31 octobre, c’est la catastrophe".

Acquitté en 2019 par la Cour pénale internationale (CPI), après avoir été accusé de crime contre l’humanité suite à la crise postélectorale de 2010, Laurent Gbagbo attend toujours son passeport qui est "en cours de traitement" pour pouvoir rentrer en Côte d’Ivoire.

 

Charlène ALLASSI

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