Afrique mon Afrique (COGITO)

"Afrique mon Afrique (...), Afrique que chantait ma grand-mère au bord de son fleuve lointain, je ne t'ai jamais connu", ainsi disait le fameux poème de David Diop, aujourd'hui on dirait plutôt "je ne te reconnais plus".

Cet endroit qui était défini comme le berceau de l'humanité est devenu le cercueil, la faute à cette paix au "p" défaillant qui n'arrive pas à tenir sur sa patte.

Entre guerres, coups d'Etat précédées par les conséquences de la colonisation et l'esclavage dont les pansement n'avaient pas été bien fixés, provocant ainsi cette plaie purulente qui fatigue ce continent depuis.

Après quelques prises de conscience, de traités et consensus pour pouvoir aller de l'avant, l'Afrique semblait aller mieux, guérir de ses plaies et marcher beaucoup mieux sur son "p" mais voilà que les menaces terroristes vont venir l'empêcher de retrouver cette stabilité tant recherchée.

"Mais mon regard est plein de ton sang, ton beau sang noir à travers les champs répandus" peut-on lire dans la seconde strophe du poème, ce sang versé, dont dernièrement au Burkina Faso, où 36 personnes, des civils ont été tués, répandant leur sang, malheureusement.

"Fils impétueux, cet arbre robuste et jeune (...) splendidement seul au milieu des fleurs blanches et fanées, c'est ton Afrique qui repousse" comme le mentionne les dernières parties de ce poème, est la jeunesse africaine, cette jeunesse qui en a assez de tout ça, de cette image que s'est donnée l'Afrique elle-même à travers "ses erreurs" et qui souhaite un changement.

Oui le changement est possible, si on le veut vraiment, de sorte que les fruits que produisent cette Afrique aient "peu à peu la douce saveur de la liberté".

Dieudonné Jr KOUASSI

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