Attaque de Yagha: L’opposition politique appelle à une sécurisation "impérative des lieux de culte"

L’opposition politique burkinabè a appelé mardi à Ouagadougou à une sécurisation "impérative des lieux de culte et de grand rassemblement" afin d’éviter d’éventuelle tuerie de masse, réagissant suite à l’attaque armée du dimanche 16 février, dans le village de Pansi, province du Yagha, qui a fait 24 morts et 18 blessés, lors de son point de presse hebdomadaire.

Dimanche, un Groupe armé terroriste (GAT), a fait irruption dans le village de Pansi département de Boundoré, province du Yagha et attaqué les paisibles populations de la localité après les avoir bien identifiés et séparées des non-résidents, tuant 24 personnes, dont des fidèles religieux d’une église protestante et le pasteur, selon les autorités locales.

Cette attaque qui n’est pas isolée résulte du fait que les lieux de grand rassemblement sont sans surveillance malgré les alertes d’insécurité au Burkina Faso, a déploré Jean-Hubert Bazié, président du parti politique L’ESPOIR, membre de l’opposition, c’est pourquoi il a jugé qu’"il est impératif que l’Etat sécurise les lieux de culte, de même que les autres lieux de rassemblement des citoyens".

"Il est aussi nécessaire que l’Etat créé un observatoire national des libertés religieuses, composé des éminences grises des principales religions, pour veiller à ce que les ennemis, par des stratégies de communication ne parviennent à créer un affrontement interreligieux", a-t-il suggéré.

Cette nouvelle attaque de lieu de culte fait suite à celle perpétrée en décembre 2019 contre l’église protestante de Hantoukouri, dans le département de Foutouri, près de la frontière nigérienne où au moins 10 chrétiens avaient été assassinés.

DNG

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