Cameroun/élections législatives et municipales: le parti de Kamto "prend acte de la convocation du corps électoral"

Le secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), Sosthène Lipot dit prendre acte" de la convocation du corps électoral le 9 février 2020, pour la tenue des élections législatives et municipales.

 

"Nous en prenons acte, toutefois, il convient de préciser qu’il y a une guerre civile qui se déroule dans les régions anglophones du Cameroun, le Nord-ouest et le Sud-ouest", a dit M. Lipot, dans un message audio.

Dimanche, le président camerounais Paul Biya a signé un décret convoquant le corps électoral, en vue de la tenue des élections municipales et législatives le 9 février 2020, après deux reports.

Le 11 juillet 2018, les mandats des conseillers municipaux et celui des députés avaient été prorogés de 12 mois, en vue d’harmoniser la tenue du double scrutin législatif et municipal.

La crise s’étant aggravée, l’on a une escalade depuis trois déjà avec plus de 3.000 morts, comment peut-on organiser des élections dans ce contexte ?, s’est interrogé le secrétaire national à la communication du MRC, soulignant que "c’est un souci qui taraude l’esprit de vrais patriotes."

En plus de cela, il évoque la situation des prisonniers dont Mamadou Mota, le premier vice-président du parti et Ayuk Tabe, le leader séparatiste condamné à la perpétuité par le tribunal militaire de Yaoundé pour "terrorisme" et "sécession".

"Pour des raisons politiques, voire humanitaires, ces personnalités doivent libres pour prendre part à ces élections", suggère Sosthène Lipot.

S’agissant du code électoral, M. Lipot estime qu’il "est dangereux en l’état actuel, favorise des conflits avant, pendant et après les élections " et appelle à sa reforme, tout comme le Social democratic front (SDF, parti de Fru Ndi).

L’organe qui organise les élections doit être neutre", selon le secrétaire national à la communication du MRC, ajoutant : "il convient d’organiser des élections claires et transparentes dans ce pays."

Le SDF, un autre parti de l’opposition estime qu’il est "impossible d’organiser" les élections municipales et législatives dans les deux régions anglophones du Cameroun, en proie à une crise sécuritaire, dans "l’état actuel des choses".

 

ABL

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