Côte d'Ivoire: Le FPI ''dénonce l'instrumentalisation de l'institution judiciaire''

La secrétaire par intérim du Front populaire Ivoirien (FPI, opposition, tendance Assoa Adou), Odette Sauyet a dénoncé vendredi à Abidjan, ''l’instrumentalisation de l’institution judiciaire'', après la condamnation à cinq ans de prison de l'un des vice-présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-allié du parti au pouvoir), Jacques Mangoua, accusé de détention illégale de munitions de guerre, dans une note.

''Le Front populaire ivoirien condamne avec force l’instrumentalisation, à des fins politiques, des forces de l’ordre et de l’institution judiciaire sensée garantir l’égalité des citoyens devant la loi'', a indiqué la secrétaire par intérim, Odette Sauyet.

Le Front  populaire ivoirien ''dénonce la traque qui est faite aux responsables de l’opposition'' dont le but est de ''détourner le peuple de Côte d’Ivoire, résolument engagé dans le processus de réconciliation, condition essentielle pour des élections apaisées et démocratiques en 2020'', a affirmé Mme Sauyet.

Le FPI ''exige la libération de toutes les personnes interpelées à l’occasion du procès de M. Mangoua''.

Le FPI conclut en réitérant ''son appel au gouvernement à créer les conditions d’un dialogue national'' afin et ''de sauver la Côte d’Ivoire des menaces de toute nature''.

Jacques Mangoua a été condamné jeudi à cinq ans de prison ferme, après que des munitions et une quarantaine de machettes aient été retrouvées à son domicile le 21 septembre.

Fatoumata Doumbia

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