De la Saint-Valentin au "Valentinage" (COGITO)

La Saint-Valentin ! Ah quelle belle ingéniosité humaine. On a l’impression, qu’il est difficile qu’elle passe inaperçue. A croire que, si elle n’existait pas, il aurait fallu la créer.

Les premières traces de coutumes galantes, courtoises et coquines associées à la fête de la Saint-Valentin, se déroulant le 14 février datent du XIVe siècle en Angleterre où naît la coutume de l’échange de cartes de vœux, de billets doux, de déclaration de flammes d’amours ou renouvellement de serment sentimental entre le Valentin et sa Valentine.

Cette fête, en raison de son attractivité s’est bien rependue dans le reste du monde au fil du temps. Mais, l’Eglise catholique Romaine ne l’a toujours pas acceptée à cause du libertinage traduit en "valentinage" qu’elle engendrait.

En effet, dans l’antiquité, à l’occasion de chaque célébration de la Saint-Valentin, les épouses  pouvaient choisir "un valentin tiré au sort", pour des relations sexuelles hors mariage. Ce que décriaient naturellement les prêtres.

En voilà des manières immorales ! De nos jours, ce "valentinage" s’est plutôt accentué subtilement et contextuellement à notre époque, il est passé en mode "2.0".  En Côte d’Ivoire, précisément à Abidjan, l’on peut remarquer que cette fête devient l’occasion rêvée pour certaines filles de "taxer" et flirter érotiquement à l’unanimité avec leurs copains (parce que certains en ont plusieurs) et leurs potentiels copains/valentins.

La Saint-Valentin devrait préférablement être un moment d’union, de sincère recueil intime, festif ou convivial entre un époux et son épouse, un fiancé et sa fiancée ou au pire des cas, entre un copain et sa copine (étant donné que les plus jeunes doivent plus se concentrer sur des objectifs de réussite sociale que sur la vie sentimentale).

Mais, en cette période des amoureux, où les points de vente dans les rues sont bels et bien bondés de gadgets romantiques, de roses ou de cartes de vœux aux formes de cœurs, l’esprit des valentines reste bondé d’attentes illusoires hyperboliques, exagérément penché sur un autre type de cadeaux, ceux plus matériels (Smartphone de dernière génération, ordinateurs portables, bijoux de luxe, ou fortes sommes d’argents qu’elles collectent chez chaque potentiel valentin).

La Saint-Valentin, en soi est une bonne célébration dans ce sens où elle réunit symboliquement les amoureux et leur dédie un jour entier pour qu’ils puissent mieux exprimer leur amour. Cependant, le constat récurrent répondant à la matérialisation excessive des cadeaux de la Saint-Valentin par la gente féminine, à la commercialisation abusive de la fête et au libertinage associé à cette célébration du 14 février reste des attitudes à éviter pour une bonne éducation et bonne appréhension des traditions par la conscience collective plus jeune.

Abraham KAMBOU

Articles similaires

Laisser un commentaire