Des Maliens réclament un accord de coopération militaire entre le Mali et la Russie (REPORTAGE)

Vive la Transition! vive le colonel Assimi Goita! vive la coopération Russie-Mali! scandait Adama Ben Diarra, figure emblématique du mouvement politique "Yerewolo Debout sur les remparts" sous les cris euphoriques des manifestants à Bamako.

22 septembre, jour marquant les 61 ans d’accession à l’indépendance, est celui choisit par le mouvement pour manifester et réclamer un accord militaire Mali-Russie.

 

Suite à l’appel lancé il y a plus d’une semaine, ils sont une multitude de maliens à répondre présent pour revendiquer la présence du groupe privée russe Wagner sur le sol de Bamako.

 

Rassemblés au boulevard de l’indépendance, sous les regards vigilants des forces de l’ordre, ce sont des vieux, jeunes et enfants qui sont sortis pour exiger le départ de la France et demander une nouvelle coopération.

 

Quelques manifestants se trouvant dans la foule, agitent leurs drapeaux pour montrer leur adhésion à la cause.

Au même moment, d’autres arrivent et cherchent la meilleure place pour avoir une bonne vue sur le podium. Tout cela dans une bousculade suivie parfois d’invectives et de menaces.

 

Des jeunes d’à peine vingt ans euphorique agitent le drapeau russe lorsque le "Blaguer tuer" de l’artiste ivoirien, Tiken Jah est entonné. Certains d’entre eux esquissent des pas de danses suivis de coups de sifflets ou de sons des mini-trompettes en plastiques.

 

A une quelques pas d’eux, des manifestants mettent en évidence des pancartes où il est écrit "dégage la France, vivement la venue de la Russie. Mot d’ordre des Maliens" ou encore "10 ans sans résultats sur le plan sécuritaire. Il faut changer de fusil d’épaule".

 

Il est 15 heures (GMT, locale), quelques figures du mouvement Yerewolo font leur apparition. S’adressant aux manifestants l’un après l’autre, certains en français d’autres en langue locale bambara.

Le temps passe, des manifestants s’impatientent de plus en plus sous un ciel ombrageux qui semble annoncer une grande pluie.

 

Des minutes après, quelques fines gouttes de pluies dispersent les manifestants venus entendre le message des leaders du mouvement.

 

Malgré la pluie, les baffles continuent de distiller la musique en langue bambara qui tient en haleine certains jeunes joint pars des enfants.

 

Après plus d’une heure d’attente, "les chefs de file" du mouvement arrivent enfin, habillés pour certains en bazin rouge et pour d’autres en tenue traditionnelle enroulés dans le drapeau national.

 

Des hommes accourent dans tous les sens pour mettre au-devant du podium une grande affiche à l’effigie du président malien de la Transition Assimi Goita à côté du président russe Vladimir Poutine avec une phrase mentionnée au milieu "vive la coopération Mali-Russie".

 

Des hommes tenant des pancartes où il est écrit "Stop au génocide de la France au Mali", "le Mali est libre de choisir ses partenaires" ou encore "la France un Etat terroriste" se mettent devant pour mieux faire passer le message du jour.

 

Après un Salam aleykoum envoyé à la masse, Kouma Yaressi, membre du Yerewolo demande au colonel Assimi Goita de ne pas "trembler devant la France qui ne vit que de vol et razzia".

 

Dans un cri de guerre lancé à la foule, les manifestants répondent en cœur, A bas la CEDEAO! à bas la France! vive la transition! vive le peuple malien!

 

Vassoro Sylla, porte-parole du mouvement, lui soutient que la Cedeao et l’Union Africaine doivent être des institutions de "peuple et non de dictature".

 

Quand arrive le tour d’Adama Ben Diarra dit le cerveau, c’est toute la foule qui est comme en transe.

 

Pour celui qui représente la tête forte du Yerewolo, "le peuple malien est impatient de recevoir la Russie" ajoutant "Barkhane dégagez".

 

Poursuivant, Ben Diarra réclame au nom des Maliens les soldats russes à Bamako dans "les plus brefs délais" tout en appelant au "soutien du patriote Assimi Goita"

 

Il termine enfin en disant "Nous comptons sur l'armée malienne pour défendre le territoire". Vive l’armée !

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