Désobéissance civile en Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko invite l’opposition "à retirer les mots d’ordre"

 

Le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, a invité samedi à Abidjan, l’opposition "à retirer les mots d’ordre" via la "désobéissance civile" contre le scrutin présidentiel du 31 octobre, au cours d’une rencontre.

"J’invite l’opposition à retirer les mots d’ordre qui se traduisent par des actes de violence", a déclaré M.Bakayoko.

L’appel à la désobéissance civile lancé par l’opposition "vise à empêcher les meetings, l’affichage électoral, la distribution et le retrait des cartes d’électeurs", selon le président du Front populaire ivoirien (FPI), Affi N’guessan. A cet effet, le chef du gouvernement, à l’occasion de la rencontre avec les partis et groupements politiques qui avaient pris part au dialogue sur le processus électoral, a exhorté  les opposants à mettre balle à terre en sortant de la "désobéissance civile" qui incite à "la violence".

Le ministre de la défense a déploré le retrait des représentants de l’ancien premier ministre et l’ex-président de la République (1993-1999), Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), dont les candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel, de la Commission électorale indépendante (CEI) pour leur participation à des "élections libres, transparentes et inclusives".

"Je regrette les absences des représentants (d'Affi et Bedié)", a-t-il exprimé, estimant que "les ruptures n'ont jamais fait avancer un pays".

Selon le maire de la Commune d’Abobo ( Nord d’Abidjan), cette situation politique via la "désobéissance civile" menace la paix et la stabilité du pays, suite à la destruction des biens publics et privés constatés dans le cadre de cette opération mise en place par l’opposition.

En septembre, lors de la visite d’Etat du président de la République dans la région de la Marahoué précisément dans la ville de Bouaflé (Ouest), le premier ministre Hamed Bakayoko avait souligné que l’opposition incite à la "rébellion" et que l’Etat n’allait plus "accepter les actes de violence".

 

Charlène ALLASSI

 

 

 

 

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