Impunité légale

“Ce crime ne restera pas impuni”. Ce refrain, cette chanson, les ivoiriens la connaissent par cœur.  En fait, il est employé à chaque fois que  nos dirigeants veulent apaiser les esprits d’une famille dont un des leurs a été victime d’un crime odieux. Le commandant supérieur de la gendarmerie, Apalo Touré, une fois de plus, n’a pas dérogé à la règle. Il a prononcé  ces mots après le meurtre macabre et inhumain du maréchal des logis Anderson Sony Tiekou. Ce dernier a été abattu froidement, dans la journée du  25 août, par des syndicalistes du secteur du transport, appelés communément "gnambros", dans la commune de Yopougon (ouest d’Abidjan).

Même si M. Touré a tenu à rassurer la population sur ''l'application de la loi’’, ne vous faites aucune illusion : vous verrez bientôt l’assassin vadrouiller tranquillement dans les ruelles d’Abidjan, sans crainte.  De toutes les façons, dans notre pays adoré, ce sont les vacances judiciaires. Le droit et la loi sont aussi en vacances. Pour ce crime, ne soyez donc pas surpris d’entendre dans une décennie «  les enquêtes sont toujours en cours ». L’impunité sur les crimes odieux et passionnels n’a pas commencé aujourd’hui, pourquoi voulez-vous que cela s’arrête subitement ?

Dans le même mois d’août, en 2016, le sergent de Police Kouaye Hervé Dion a été battu à mort dans la commune d’Adjamé (nord d’Abidjan) par des « syndicalistes» déchaînés.  Jusqu’à preuve du contraire, les enquêtes sont toujours en cours ». C’est ça la norme chez nous.Et les exemples  pareils  foisonnent à profusion.

Il est grand temps que des mesures draconiennes et urgentes soient prises pour sauver nos valeureux hommes en armes, qui luttent jours et nuits pour protéger la population.La loi doit combattre cette impunité qui s’installe dans le quotidien des ivoiriens.  Car les familles de ses hommes en treillis crient : "justice, oui à la justice!".

     Charles Kossonou

 

 

 

 

 

 

Articles similaires