La violation des Droits humains au Mali demeure très préoccupante, avec 598 cas recensés de janvier à mars 2020 (MINUSMA)

Au Mali, les violations et abus des Droits humains en hausse de plus de 60% depuis décembre 2019, demeure très préoccupante, a soutenu Guillaume Ngefa, directeur de la Division des Droits de l'Homme de la Mission onusienne (MINUSMA), dont les services ont documenté 598 cas, de janvier à mars 2020.

Ainsi, pour le premier trimestre 2020, la MINUSMA a enregistré 598 cas de violations et abus des Droits humains au Mali, contre 232 cas pour le dernier trimestre, soit d’octobre à décembre 2019, estimant cette hausse à 61,21%.
Selon les informations de la mission onusienne au Mali, les groupes extrémistes (AQMI, GSIM, Katiba Macina, Ansar Eddine) sont responsables de 103 des 598 cas de ces violences et abus (meurtres, menaces, enlèvements, attaques armées), qui ont causé la mort de 380 personnes sur tout le territoire malien.
En plus des groupes djihadistes, les milices d'auto-défense se sont également rendues responsables de 218 cas de ces abus sur les populations civiles, a poursuivi la MINUSMA, ajoutant que 101 cas de ces actes rapportés sont aussi attribuables aux Forces de défense et de sécurité maliennes.
La cartographie de ces violations et abus au Mali montre que Mopti demeure la région la plus affectée dans le pays, avec 54,34% de ces actes, suivie de Ségou avec 13,87%, Tombouctou (8,2%), Kidal (7,52%), Ménaka (6,8%), Gao (4,68%) et 4,68% dans le district de Bamako.
ATI

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