L’appel au féminisme Africain (TRIBUNE LIBRE)

Quand le sujet d’égalité des genres est abordé, les discussions se portent principalement sur comment les cultures, les traditions et les religions influencent le refus d’aborder la question de l’autonomisation de la femme.

En Afrique, par exemple, selon le Partenariat mondial pour l'éducation, en 2019, la parité en Afrique se tenait à 0,8 (1 serait une parité totale). Pour tout un continent, c’est tout simplement un problème, car il faudrait 140 ans pour que l’on puisse arriver à une parité totale sans mesure drastique.

Cependant, en parler et éduquer sur l’importance du féminisme est décisif. L’éducation constitue un facteur considérable à la diffusion d’idées sur le "girl power" et comment nous émanciper en tant que femme.

Ainsi, alors que certaines femmes naissent avec une flamme féministe, d’autres déconstruisent petit à petit, tant bien que mal, les idées qu’on leur a inculquées depuis petite sur le genre. Je parle bien de ces femmes "troisième parent" ou "maman en devenir", alors qu’elles n’ont même pas atteint la puberté. Ces femmes qui voient leur devoir devenir leur seul droit et leur indépendance, une utopie.

Pourtant, ces femmes peuvent être à une rencontre près de leur liberté intellectuelle. Faudrait-il alors se pencher sur la question d’un investissement conséquent de la part des gouvernants et des populations pour arriver à un réel changement ?

Tout s’apprend, le féminisme n’est pas une exception. C’est en ces termes que certaines femmes, telles que moi, avons été initiées à la vraie émancipation, celle de la déconstruction sociale. Une professeure, une intellectuelle, une actrice, une politicienne ou encore une simple amie peuvent être le déclic d’une vie choisie.

La femme instruit la femme. Alors pourquoi ne pas se donner le pouvoir d’éclairer et de ressourcer la gente féminine ?

Imane Niangadou

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