Mali: Le dialogue politique et le mandat de la MINUSMA au centre d'un échange entre Soumaila Cissé et la mission onusienne

A l’initiative de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), son chef Mahamat Annadif a rencontré mardi une délégation de l’Union pour la démocratie (URD), conduit par le chef de file de l’opposition Soumaila Cissé, avec qui il a été question du mandat de la mission onusienne et du dialogue national inclusif.

"Aujourd’hui nous sommes à une phase importante de la vie sociale et politique de notre pays, nous avons donné notre sentiment et nous pensons qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de biais qu’il faut essayer de rattraper", a dit Soumaila Cissé, pour qui Annadif "est en mission de bons offices".
Relativement au mandat de la MINUSMA, le chef de file de l’opposition s’est dit "convaincu qu’une meilleure communication va certainement aider la mission onusienne".
"La MINUSMA a un rôle extrêmement important, mais je pense qu’elle a encore un besoin de communication meilleur, pour mieux se faire comprendre et expliquer ses différents mandats, afin de réussir à se faire adopter à 100%", a soutenu Soumaila Cissé estimant que "quand ça ne marche pas, il faut un bouc émissaire et très souvent la MINUSMA est un bouc émissaire".
Pour l’opposant, "ce qui est important, c’est la perception des populations".
"Aujourd’hui, les populations attendent plus et mieux. Elles regardent leur vécu, leur quotidien et constatent une situation sécuritaire et sociale qui s’est dégradée, avec des régions entières où il n’y a plus d’école, pas de dispensaire, pas de juge, ni même de maire", a-t-il expliqué.
"Il est évident que dans ces régions-là, la priorité ce ne sont pas des élections, ce ne sont pas les réformes constitutionnelles", a conclu Soumaila Cissé.
Pour sa part, Mahamat Annadif s’est réjoui de cet échange avec l’opposition et a promis de poursuivre les échanges avec la majorité présidentielle.
Ange TIEMOKO

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