Mali : Treize militaires français morts au nord suite à une collision de deux hélicoptères

Le gouvernement du Mali a annoncé mardi à Bamako, la mort de treize militaires français, suite à la collision de deux hélicoptères dans la région de Ménaka, extrême nord-est du pays, lors d'une opération antiterroriste contre des groupes armés, dans une note.

Ces groupes armés "harcèlent les garnisons militaires des Forces armées malienne et sèment la terreur parmi les populations civiles de cette partie du territoire ", indique le communiqué.

Le gouvernement malien a "salué avec le plus grand respect la mémoire de ces vaillants militaires de l'Armée française, tombés en opération sur le sol malien, dans le dur combat contre le terrorisme".

Il a par ailleurs " présenté ses condoléances les plus émues au peuple et à l'Armée français ainsi qu'aux familles des victimes durement éplorées".

Au compte de ces militaires morts, on compte six officiers de même que des sous-officiers et un caporal chef.

Ces soldats étaient déployés dans le cadre de l'opération Barkhane, qui a pris le relais de l'opération Serval le premier août 2014.

En 2018, c’est au total 120 opérations de combat ont été menées dans cette région.

Cette mission transfrontalière de 4500 militaires, le plus vaste déploiement français actuel en opération extérieure est destiné à lutter contre le terrorisme jihadiste.

Elle s'étend sur les cinq États désert qui forment le G5 Sahel à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Depuis le début de l'opération en août 2014, c’est 31 militaires français qui sont morts. Avant l'accident lundi, la mort de la dernière victime, Ronan Pointeau, remontait au 2 novembre dernier.

Au total, depuis 2013 et le début de Serval, 38 soldats de la France  ont trouvé la mort au Sahel.

Alam Dorine Banga

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