Opposition ivoirienne : Affi appelle les militants "à empêcher les meetings et affichage électoral"

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’guessan a appelé vendredi à Abidjan tous les militants de la plateforme de l’opposition "à empêcher les meetings et affichage électoral" durant la campagne électorale, face à la presse.

"Cette phase de désobéissance civile vise à empêcher le convoyage et la distribution de tout matériel électoral, l’affichage électoral, les meetings de campagne, la distribution et le retrait des cartes d’électeurs", a déclaré Affi N’guessan.

Membre de la plateforme de l’opposition, adepte de la "désobéissance civile", l’ancien premier ministre ivoirien, a invité les  militants, sympathisants et  électeurs de leur bord à boycotter la campagne électorale prévu du 15 au 29 octobre c’est  à dire "manifester par tous les moyens appropriés leur opposition au coup d’Etat électoral en cours", contre la candidature du président sortant Alassane Ouattara, qualifié d’"anticonstitutionnelle" et d’ "illégitime".

"Nous n’avons pas le droit de reculer. Ce serait trahir une cause historique; bâtir la Côte d’Ivoire vraiment réconciliée et vraiment démocratique", a-t-il lancé.

L’ex-pro gbagbo estime que "ce qui est en cours ne s’appelle pas une élection présidentielle.(…) C’est un coup d’Etat, un braquage, une imposture, un simulacre, une forfaiture", soulignant que les ivoiriens veulent une vraie  élection présidentielle, loyale, transparente et inclusive".

Il a précisé que l'opposition "ne se sent pas concerné" par ce scrutin "qui est rendue impossible par l'absence de (leurs) représentants au sein de la Commission électorale indépendante (CEI)", signalant que "rien n'arrêtera le peuple de Côte d'Ivoire"

"Tant que nous n'obtenons pas gain de cause, nous continuerons", a-t-il prévenu, ajoutant: "nous irons jusqu’au bout parce que notre combat est juste".

 

Le président du conseil du conseil régional du Moronou (Est), Affi N’guessan a vu sa candidature validée par le Conseil constitutionnel au même titre que Henri Konan Bédié qui a lancé l’appel à la "désobéissance civile", le 20 septembre face à la presse.

 

Charlène ALLASSI

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