Sidy Diallo, le départ définitif d’une figure emblématique du football ivoirien (PORTRAIT)

Figure emblématique du football ivoirien, le président de la Fédération (FIF) Augustin Sidy Diallo, décédé  samedi à son domicile des suites de la Covid-19 à l'âge de 61 ans, n’a cessé de donner de son temps pour le rayonnement de cette discipline de 1991 à 2020.

 

"On prenait plaisir à parler de football ; c’était un vrai passionné (qui) a fait beaucoup de bien au football ivoirien et africain", témoigne Patrice Baumelle, le sélectionneur des Eléphants.

 

Son amour pour le sport, le pousse à intégrer le Stella club d’Adjamé ; une équipe vainqueur de la coupe de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA) en 1981 et dont son père Abdoulaye Diallo  fut un membre fondateur.

 

Après son passage au Stella, il occupe de 1991 à 1994 le poste de vice-président de la FIF dirigée à l’époque par Dieng Ousseynou, avant d’occuper le même poste sous Jacques Anouma (2002-2006). Des trois premières années passées à la fédération, il remporte avec les Eléphants de Côte d’Ivoire, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 1992 au Sénégal.

 

Quelques années après, Sidy Diallo tient les rênes de la faitière en 2011, après Jacques Anouma. Sous son règne, l’équipe nationale de Côte d’Ivoire remporte son deuxième sacre continental à la CAN de 2015 organisée conjointement  par le Gabon et la Guinée Equatoriale.

 

Si son premier mandat a été auréolé par le succès à la CAN 2015, une finale en 2012 et une participation à la Coupe du monde 2014, son  second a connu des tumultes avec des critiques pour sa gestion financière et son bilan sportif.

 

Des clubs n’ont pas hésité à convoquer une assemblée générale extraordinaire, aux fins  de le démettre de sa fonction avant la fin de son second mandat.

 

Malgré tout cela, Sidy a tenu la grande partie de ses promesses de sa  campagne de 2011. L’enfant de Djekanou avait promis d’augmenter la subvention des clubs à 50 millions en 2011, il en est aujourd’hui à 75 millions. Quant à la médiatisation de la ligue 1,  il l'avait promise et l’a réalisée avec son partenariat et la télévision nationale.

 

L’ex-patron de la FIF avait promis une autre CAN après celle de 1992, il en a eues deux, avec les Cadets et les Seniors. Par ailleurs Sidy avait annoncé deux stades à pelouses synthétiques, l’un à Yopougon (Abidjan-Ouest), l’autre à Abobo (Nord d’Abidjan), il les a livrés avec les projets FIFA.

 

Le stade Robert Champroux et le Parc des Sports de Treichville ont connu une innovation. Aujourd’hui, Ils sont éclairés, grâce aux projets FIFA et pendant sa gouvernance.

 

Mais quelques années plus tard après le tour des clubs, c’est l’ensemble des amoureux du ballon rond qui lui font face.  Ainsi, il subira de nombreux jugements. Certains le considèrent comme quelqu’un de très carré dans la gestion.

 

Cependant, d’autres le jugent très ouvert, parce que pour ces derniers, c’est lui qui a essayé de mettre un peu de l’ordre dans le football de son pays. Car, il arrive à une période très difficile où le football ivoirien connait un déchirement au début des années 2010.

 

Après ses nombreux succès à la tête de ladite fédération, l’ancien patron de la maison de verre avait décidé de ne pas se représenter à sa propre succession pour les  élections en laissant la porte ouverte.

 

Une période à laquelle la famille du football était divisée et où le poste de la présidence était vacant. Sa mort est ainsi un coup dur pour l’ensemble des footballeurs ivoiriens. Quelques-uns à savoir Didier Drogba, Yaya Touré, Bonaventure Kalou, et Abdoulaye Traoré ont fait plusieurs publications sur leur page Facebook pour exprimer leurs émotions suite à l’annonce de son décès.

 

 

Emmanuel DJE BI

 

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