Abdoulaye, le tisserand, la vedette des écoliers au SARA 2019 (MAGAZINE)

Assis sur sa machine, maniant à la perfection les rouages de son art, le tisserand, Abdoulaye Coulibaly, administrateur de la Société coopérative des tisserands de waraniéné (COTIWA), à Korhogo (nord ivoirien), impressionne par sa dextérité tout visiteur du pavillon A particulièrement les écoliers, au Salon de l'agriculture et des ressources animales (SARA).

Ils sont émerveillés, ils s'extasient, ces abidjanais qui vivent à 635 kilomètres de la ville de Korhogo et qui, pour la plupart n’ont vu des tisserands qu’à travers des livres.

"C'est trop beau madame il est fort!", " Oh regardez c'est du coton ça!", "Ce sont des robes qu'il fait ...", ce sont autant de réactions d'écoliers venus de plusieurs communes d'Abidjan.

" C’est entre quatre et cinq écoles avec plus de 20 à 40 enfants  qui nous visitent. Ces enfants  sont très émus et impressionnés par ce que nous sommes en train de faire car ils n’avaient  jamais vu du coton brut, encore moins des gens qui font du tissage à base du coton et surtout à la main", témoigne M. Coulibaly avec une hausse de fierté.

Le cultivateur de coton et aussi transformateur de textile, à l’instar de la COTIWA qui compte plus de 200 membres, file sans machine,  en  transformant sa culture en produit fini sur place, et tout cela, il le fait à la main, en témoigne le coton à l’état brut sur son stand.

Les flashs de reporters photos amateurs et professionnels et la stupéfaction de ses plus de 200  visiteurs par jour qui le voient ainsi tisser n’arrivent en rien à le déconcentrer, il a même le temps de lever la tête pour renseigner, sans risque de se tromper, ses nombreux visiteurs.

" Ici, nous faisons une présentation de ce que nous faisons en coopérative ; on a le style de coton, ensuite celui qui est filé à la main comme ces tissus. Tout notre travail est manuel".

Le directeur  général du Conseil coton anacarde Côte d’Ivoire, Adama Coulibaly avait annoncé, lors de la 56è édition du Salon international de l’agriculture de Paris, capital française avait annoncé que sa filière "veut être un modèle de réussite" dans la transformation locale des matières premières du pays.

la COTIWA "s'inscrit dans cette ligne droite car le gouvernement a demandé qu'on transforme nos produits et c'est ce que nous faisons, c'est cela notre particularité à Waraniéré", précise-t-il.

Sa coopérative commercialise ses tissus exclusivement sur le marché ivoirien. Comme bon nombre d’exposants, le SARA est pour eux aussi, une vitrine de rencontre de  partenaires de tous genres ce qui leur permettra de se lancer dans l’exportation du textile à la main, made in Côte d’Ivoire.

DOB

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