Côte d’Ivoire/Politique : L’épouse d’Alain Lobognon sollicite Macron pour une remise en liberté des opposants politiques incarcérés

Amira Lobognon, l’épouse du député ivoirien incarcéré, Alain Lobognon, proche du candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2020, Soro Guillaume, en raison de sa citoyenneté française, a sollicité le président Macron, pour qu’il "exige la liberté et le respect des droits de l’opposition politique" ivoirienne, dans une lettre.

"Monsieur le président, la France en Côte d’Ivoire, ne doit pas jouer la carte de la neutralité, elle doit exiger le respect des droits et des libertés citoyennes y compris ceux de l’opposition politique conformément aux dispositions pertinentes de la Constitution ivoirienne", a écrit Mme Amira Lobognon.

Réprouvant "la neutralité" de "l’hexagone", "M. le président, le silence de l’Elysée dans ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire est une prime à la persécution des démocrates(…), la France doit intervenir comme elle le fait dans tous ces pays où les libertés, les droits et la démocratie sont mis à mal par des forces rétrogrades", a formulé Mme Lobognon.

Depuis le 23 décembre 2019, suite au retour manqué de Guillaume Soro sur le territoire ivoirien en raison d’un mandat d’arrêt international requis contre lui par le gouvernement dont il est issu , le député de Fresco (Sud-Ouest du pays), Alain Lobognon ainsi qu’une quinzaine de cadres (comprenant quatre autres députés) de Générations et peuples solidaires (GPS, opposition pro Soro) ont été interpellés au siège de leur mouvement après une conférence de presse animée par M. Lobognon, où il "accusait les autorités aéroportuaires" d’avoir "empêché" l’atterrissage de leur leader.

Les cinq parlementaires  et douze autres cadres du GPS interpellé, ont été mis "sous mandat de dépôt" depuis "plus d’un mois et demi", pour des faits de "trouble à l’ordre public, diffusion de nouvelle fausse et atteinte à l’autorité de l’Etat".

Début janvier,  face à cette situation notamment la disparition de Rigobert Soro frère cadet de M. Soro, Amnesty International, dans un article estimait que "le fait de soumettre des personnes à une disparition forcée et d’empêcher des détenus de consulter leurs avocats constituaient une grave violation des droits humains et une tentative éhontée d’intimider les voix de l’opposition".

Abraham KAMBOU

 

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