Crise sécuritaire au Gourma: Le Mouvement burkinabè des droits de l'Homme exige "des mesures urgentes et adéquates"

La section Gourma (Est) du Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) a exigé dimanche du gouvernement "des mesures urgentes et adéquates pour accompagner les populations affectées" par la montée de la violence dans la région.

Selon le MBDHP, à la date du 2 décembre 2019, 6.000 personnes fuyant les hostilités sont arrivées à Fada N’Gourma (chef-lieu de région), et si certains d'entre eux ont été accueillis par des parents, amis et personnes de bonne volonté, la grande majorité de ces déplacés se retrouvent dans la nature, en quête de gite et sans pitance.

Face à cette situation, la section MBDHP du Gourma "appelle instamment le gouvernement et des autorités locales à une prise de mesures urgentes et adéquates pour accompagner les parents des victimes, afin qu’ils puissent procéder à l’inhumation des corps abandonnés dans la nature", l'a indiqué dans une note.

Par ailleurs, "le MBDHP déplore l’absence de réaction conséquente des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la zone concernée par les attaques, et ce, malgré la présence d’un camp militaire et d’un détachement situés à moins de 50 kilomètres", a-t-il ajouté.

Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à un problème sécuritaire sans précédent, n’épargnant à ce jour aucune région du territoire national, le phénomène apparaît néanmoins plus accentué dans certaines régions, dont celle de l’Est.

En effet, au-delà de l’attaque meurtrière contre le convoi des travailleurs de la mine d’or de Boungou dans la Tapoa le 6 novembre 2019, faisant 39 morts et de celle contre des fidèles chrétiens de l’église de Hantoukoura dans la Komondjari où l’on a enregistré 14 morts le 1er décembre, le climat sécuritaire connaît une dégradation accélérée ces dernières semaines dans la province du Gourma.

DNG

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