Abidjan: L’épouse d’Alain Lobognon sollicite l’ambassadeur de France pour la libération des proches de Soro

Amira Lobognon, l'épouse du député ivoirien Alain lobognon, proche de l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, a sollicité mercredi à Abidjan l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson pour la libération de son époux et de 16 autres détenus depuis le 23 décembre dernier, dans une lettre.

"Mon statut de citoyenne française mariée à un élu ivoirien dont les droits sont bafoués m’incline à demander à l’ambassadeur de la République de France d’user de son autorité pour interpeller les autorités politiques ivoiriennes pour le respect et la protection des droits humains afin que la sécurité et la vie de nos familles et de nos enfants ne soient plus menacée", a écrit Mme. Lobognon.

Déplorant des "conditions horribles" de  leur détention en "violation de leur droit constitutionnels et parlementaire", elle a révélé que plusieurs d’entre eux "souffrent d’hypertension, de diabète ...", priant M. Huberson, de rentrer dans l’histoire en faisant "quelque chose pour eux, sauvant" ainsi "la démocratie, les libertés et les vies humaines en Côte d’Ivoire".

Mme Lobognon a ajouté qu’elle est "aujourd’hui sous anxiolytiques car vivant sous la terreur qu’on vienne" les "enlever" elle et les autres épouses de détenus ou qu’on leur fasse "du mal", évoquant des "menaces de mort à peine voilées depuis (son) appel sur les réseaux sociaux à leur libération et une scène horrible digne de la GESTAPO, vécue face à des hommes encagoulés armés de AK47 prêts à tirer" parce qu’elle "suivait (son) beau-frère Stéphane N’drin ", lui aussi" arrêté  depuis le 08 janvier.

Suite au retour manqué de Guillaume Soro le 23 décembre à Abidjan, 15 de ses collaborateurs ont été interpellés au siège de leur mouvement Générations et peuples solidaires (GPS) à Cocody (Est d’Abidjan) après une conférence de presse au cours de laquelle ils ont accusé les "autorités aéroportuaires" d’avoir "empêché" l’atterrissage de son avion sur le sol ivoirien.

L’arrestation du frère cadet de Guillaume Soro, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre prochain, Rigobert Soro, et celle de Dahafolo Koné, assistant de (son) avocat", portent à 17 le nombre de personnes emprisonnés liées au GPS.

Visé par un mandat d’arrêt international pour "présomptions graves de tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national", Guillaume Soro, risque la prison à vie.

DAG

 

 

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