Réponse à Macron : "l’ex-président Alassane Ouattara ne s’est pas présenté par devoir" (pro-Soro)

 

Exilé en France en même temps que son client , Guillaume Soro, l'avocate Affoussiata Bamba Lamine, a affirmé vendredi, que "l’ex-président Alassane Ouattara ne s’est pas présenté par devoir", en réponse aux propos d’Emmanuel Macron soulignant le contraire, sur son compte twitter.

 

"Non, Monsieur Macron, l’ex-président Alassane Ouattara ne s’est pas présenté par devoir", a contesté Mme Bamba.

 

Dans son interview accordée à Jeune Afrique, le président français Emmanuel Macron, avait signifié que son homologue ivoirien "s’est présenté par devoir" à la présidentielle du 31 octobre. Cependant, la collaboratrice de Guillaume Soro, l’ex- président de l’Assemblée nationale, leader de Générations et peuples solidaires ( GPS, opposition), "extrêmement choquée (par les) propos" de celui-ci, a souligné qu’"il l’a fait en violant la loi fondamentale et en reniant sa parole devant la Nation et devant la représentation nationale réunie en congrès".

 

Pour l’ex-ministre de la communication, la disparition de Amadou Gon Coulibaly, dauphin du parti de Alassane Ouattara "ne saurait en aucune façon être un cas de force majeure" pour justifier la présentation de sa candidature "anticonstitutionnelle".

 

Déçue par les propos de Emmanuel Macron, l’avocate a précisé que "Alassane Ouattara n’est pas propriétaire de la Côte d’Ivoire !".

 

"La lutte des Ivoiriens est une lutte de libération ! Une lutte contre le viol de notre constitution et de nos libertés !", a-t-elle expliqué, ajoutant : "Nous allons continuer le combat jusqu’à la victoire finale".

 

Depuis le 06 août, date de l'annonce de sa candidature à la présidentielle du 31 octobre, le 3e mandat du chef de l'Etat Alassane Ouattara est contesté par la plateforme de l'opposition  et qualifié de "forfaiture" à cause de "la violation de la constitution". Après les violences liées au processus électoral, cette frange de l'opposition a exigé la libération de tous les opposants détenus, y compris les exilés politiques avant d'aller au dialogue suite à la rencontre entre son représentant Henri Konan Bédié et le candidat du parti présidentiel, Alassane Ouattara.

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